The Catholic Church most significant challenge

Easter is generally the most joyful period in Catholic tradition. This year's celebration has been stained by the ongoing scandals, in the US and Ireland, regarding sexual abuse on children by a large number of priests and on the alleged accusations against the Pope himself that he actively covered-up for several of today's accused abusers.

Let's already put it straight: the purpose of this post is not to discuss about the issue itself, child abuse being such an abomination that it should never be "discussed" but only fought against and punished harshly. Neither is it to take side on whether the Pope did or did not cover-up one or several cases.

However, we must address a critical element that has been completely avoided in today's "Urbi et Orbi" Papal message, i.e. some kind of acknowledgment that the problem is not a mere consequence of the lack of ethics and the rise of pornography in the modern World, but lays clearly within the Catholic Church itself.

Indeed, some extent of male homosexuality is unfortunately not new and is nearly unavoidable in any closed community that set itself up as a "men only" society: from Plato and his students to army ranks or boarding schools, paedophilia has always been a component, sometimes praised as an "elevation", mostly rejected and condemned, but always present.

Regarding paedophilia, it is outlawed in most parts of the World and although very strong clandestine networks seems to help protect paedophiles, they know it can be very severely punished if they are caught.

There are however major differences with the case of the Catholic Church:

- first, we are not only talking about homosexuality but of a deviant form, with generations of helpless children left as preys to the very ones that are supposed to teach them moral and ethics.

- second, this happens on a major scale, not contained to a specific place or period, to the lowest and up to the highest levels of the Clergy.

In fact two constitutive components of the Roman Catholic liturgy can explain these differences in scale and length:

1. The sinners in the Church are immune most of the time from the scandal going public because of the confession secrecy, that allows priests, as every other Roman Catholic to confess even the darkest sins in the most secretive and painless form. Unless getting to massive public outcries, these acts stay private and are settled privately.

2. The second is the vow of abstinence and the prohibition to get married. If indeed most religions include some kind of asceticism, including a retreat from secular life and its pleasures, it is generally limited to a very few, that live secluded in prayers and meditation. In short, this is a role generally dedicated to monks ( Buddhist, Catholics, some Hindus and very few Jews and Muslims that have made a vow of abstinence limited in time). Secular priests, however, when such a distinction does exist are all authorized and generally encouraged to get married and procreate.

The solution seems so simple and yet so challenging:

- limiting the scope of the confession secrecy, excluding severe crimes such as murder or rape.

- allowing secular priests to get married

would certainly be enough to trigger a profound change in the priests' feeling of immunity and sexual frustration at the same time, even if this could take as long as a generation to see the results.

In his message today, the Pope has failed to address this critical issue and not to speak about outlining any kind of solution to that plea which is undermining on an extent not yet measured the credibility of the whole Roman Catholic Chruch.

He seems to miss a serious point here; by not addressing that issue, he is driving apart a large numbers of believers that do not want anymore to be identified with such a shameless community and in the same time, he is giving serious ground to his opponents from within and from outside that will easily ride the tsunami to come.

All this at the expense of Faith....

"Two wrongs don't make A right" - Deux Négatifs ne font pas un Positif

Une expression anglo-saxonne empreinte du pragmatisme qui leur est cher et qui s'applique comme un gant à bon nombres de situtations qui défraient la chronique récemment en France.

Et tout d'abord, dernière en date, l'histoire de la jeune marocaine expulsée et qu'on invite à revenir. Le premier "wrong" dans cette histoire c'est que, menacée, elle va se plaindre très logiquement auprès des autorités. Celles-ci, au lieu de remplir leur rôle de défense de l'opprimé, quel qu'il soit, se comportent surtout en bras armé des autorités administratives et expulsent l'intéressée: quel bel exemple de compassion, de respect des droits de l'homme (ou plutôt de la femme), quel message à tous les partisans du mariage forcé et aux maris violents et à tous les autres...

Aussitôt dit, aussitôt dans l'avion, la messe est dite et la gazelle renvoyée chez elle, sans la moindre chance de recours.

Mais la Journée de la Femme passe par là et notre Président, entendant le légitime cri poussé face à cette injustice propose de lui octroyer un visa. Second "wrong", plus sournois celui-ci.

En effet, comment un personnage officiel, fut-il le Président, peut-il faire fi des lois, des procédures administratives, des critères objectifs, qui ont été définis par son propre gouvernement ou celui de ses prédécesseurs et faire une telle offre, au nez et à la barbe de tous ceux qui attendent patiemment ou moins patiemment, légalement ou moins légalement, légitimement ou moins légitimement, et à qui on répète à longueur de journée que "ce n'est pas à la tête du client", "qu'il y a des procédures à respecter", "qu'il y a des lois", "qu'on ne peut pas impunément pénétrer illégalement dans le territoire d'autrui", etc.

Quelle crédibilité peuvent-ils accorder donc à tous ces messages forts, que l'on trouve bons ou mauvais, justes ou injustes, vrai ou faux, selon sa tendance politique et ses valeurs personnelles, mais qui ont en tous les cas le mérite de représenter normalement "la ligne officielle", celle d'un état de droit et qui souhaite le faire respecter.

Scénario intéressant: candidates à un visa en France, de préférence sous le coup d'une procédure d'expulsion, demandez à un proche de vous foutre une bonne raclée, passez par la case Police, faites-vous expulser, parlez-en à la presse, de préférence autour d'un évènement bien médiatique et gagnez un "coupe-file", comme à Disneyland Paris, pour un visa ou un titre de séjour.

Une injustice ne se répare pas en commettant une autre injustice. Tout au plus vous consolez un bord aux dépens d'un autre mais les dommages collatéraux sont beaucoup plus grands.

Le meilleur moyen réparer une injustice...c'est de ne pas en commettre et pour ce faire il faut respecter le droit. Si dans l'histoire ci-dessus on avait respecté le droit de cette jeune fille a être protégée dans son intégrité physique, le premier wrong n'aurait pas été commis, même si elle avait été expulsée après. Et si on respectait les lois et les procédures existantes concernant l'octroi d'un visa, le second "wrong" ne serait pas en train d'être commis.

Le problème c'est que ce n'est pas un cas isolé: cette manie de corriger l'injustice par une injustice encore plus grande, ou un déni de droit par un autre déni de droit s'étend à bien d'autres secteurs.

En y regardant de plus près, et regardez y de plus près, on en trouve à chaque page, dans les pages politiques comme dans les pages sport, dans les pages économiques comme dans les pages faits divers.

Il n'y a qu'en maths que la multiplication de deux négatifs fait un positif. Mais on a appris depuis longtemps que la vie n'est pas une science exacte.

 

 

 

Copenhague ou la nouvelle Babel

La vague de froid qui s’est abattu sur le Monde ces dernières semaines comporte, à bien des égards, une grande part d’ironie. Copenhague, annoncé comme le « sommet du siècle », censé poser les jalons d’une solution globale, mondiale, voire « universelle » aux problèmes environnementaux et en particulier au sujet du réchauffement climatique, s’est conclu, malgré la présence de tous les grands de la planète, par un fiasco monumental.

Toutes les nations censées parler d’une seule voix, tous le continents appelés à apporter une solution définitive et radicale à ce « dérèglement » climatique, et au bout du compte, non pas seulement l’absence de résultats tangibles, mais en fait une immense cacophonie, l’Afrique accusant les pays riches de jouer aux justiciers écologiques après avoir ravagé la planète pendant des décennies ; la Chine de son côté faisant savoir que la baisse des émissions n’était pas au programme.

Quel rapport avec la vague de froid de ces dernières semaines ? au-delà de l’évident questionnement que cela peut générer sur la réalité profonde du « réchauffement climatique global », je trouve qu’il y a réelles similitudes avec le récit biblique rapportant la construction de la Tour de Babel : le monde entier s’était réuni à Babel, afin de montrer qu’il pouvait faire concurrence au Créateur et s’imposer sur la Terre comme sur les cieux en construisant une Tour. Las, le Créateur brisa ce bel élan en donnant à chaque peuple une langue différente, tuant le projet dans l’œuf.

Comme à Babel, le Monde entier s’est réuni à Copenhague pour « régenter » le climat mondial. Mais non seulement ils n’ont pas parlé d’une « même langue », mais depuis nous vivons un hiver comme nous n’en avons pas subi depuis des décennies, en particulier aux US et en Europe.

On peut évidemment arguer d’une coïncidence, mais n’est-ce pas trop d’ironie que de constater que le seul endroit ou la neige a cruellement fait défaut jusqu’à la dernière minute, était Whistler, site des JO d’hiver ?

Simon TOBELEM

Un augure nommé Stallone

Je viens juste de revoir « Rocky Balboa », le dernier de la série des Rocky, réalisé par Stallone lui-même. Un film sombre, tout en retenue et en non-dits qui comme Rocky 1 ne se termine pas par la victoire du challenger. Tourné en 2006, dans des US euphoriques et quasiment à l’apogée d’une presque décennie de croissance, le film paraît presque prémonitoire : les vieux héros sont déchus, les jeunes loups sont productisés, médiatisés et déconnectés de la réalité, les quartiers middle-class ont laissé place à la zone où les bus ne passent plus : une Amérique désabusée, pleine de loosers sans espoir ou horizon aucun. Et les deux personnages principaux à la recherche finalement de la même chose : un peu de dignité pour l’un, de la reconnaissance pour l’autre.

La fin du rêve Américain : on dirait du Philip Roth, crochet du gauche en plus.

Un tableau courageux en 2006 et cruellement réaliste au vu des évènements qui ont suivi. Pas étonnant que Stallone soit redevenu super « bankable » à Hollywood, d’autant que son Rambo a aussi bien marché.

Comme quoi, en virtuel comme dans la réalité, il l’a réussi son come-back.

Simon TOBELEM